Les pigeons voyageurs  posté le dimanche 05 juillet 2009 18:02

Tout commence à la gare, à New Delhi, en fin de matinée. Cédric et moi prenons le train pour moins de deux euros, et avons l'heureuse surprise de disposer chacun d'une large banquette. Le retour sera différent...

Les tentes, les bidonvilles et une espèce de campagne urbanisée défilent durant le trajet. Les petits bidonvilles qui longent la voie sont à moitié inondés, les habitants lavent leur linge dans des grosses mares d'eau stagnante. Des personnes parcourent des champs d'ordures à la recherche de je ne sais quel matériau. Je reviens plus bas sur la pauvreté. Nous arrivons à Agra trois heures plus tard. Direction la "guest house" recommandée par le guide Lonely Planet,

Nous décidons de consacrer notre après-midi à la visite du "Baby Taj". Après à peu près six vaines négociations avec les chauffeurs de "ricksaw" pour s'y rendre au prix le plus bas, nous abandonnons : en échange d'un aller-retour à un prix honnête, il nous faudra nous taper trois magasins. Les commerçants donnent en effet une commission aux chauffeurs qui déposent les pigeons comme nous dans leurs boutiques.

Sur le chemin, nous traversons une partie de la ville. Des rigoles épousant le contour des habitations font office d'égout à ciel ouvert. C'est sale, poussiérieux. Nous voyons nos premiers singes, des macaques qui, comme les chiens errants, les vaches et les hommes, galèrent chaque jour pour trouver à manger.

Je dois dire que, pour le moment je n'ai pas ressenti ce "choc" de la pauvreté qu'on associe à l'Inde. C'est bien sûr très pauvre, mais je n'ai pas vu d'armées de mendiant à Agra, qui est l'une des villes les plus touristiques d'Inde.

J'ajoute que, toute proportion gardée, après des années à voir quatre SDF dans chaque station de métro parisienne et des mendiants dans le RER, on retrouve à l'autre bout du monde les modes de survie que l'on observe en France. Forcement, ça surprend moins.

Nous visitons donc le Baby Taj, pas très impressionnant, mais bâtie dans un agréable jardin au bord de la Yamuna, l'une des rivières sacréesde l'Inde. Quasiment asséchée à cette période de l'année, on voit qu'elle est bien dégueulasse, et on préfère ne pas imaginer tout ce qu'il y a dedans.

Il fait toujours très chaud, on se fatigue vite. La visite est finie, il nous reste à nous taper les trois magasins. On visite chacun d'eux pendant une durée déterminée, en dessous de laquelle le chauffeur ne touche pas de commission. Il en touche une même si on n'achète pas, ce que nous faisons. Dans l'avant-dernier magasin, les vendeurs d'assiettes en marbre, livres du kama-sutra et autres babioles nous montrent la preuve de la qualité de leur commerce : un colis à destination de la France. Nous ne sommes pas dupes ! Même la Poste éthiopienne n'envoie pas des trucs comme ça. C'est une espèce de boite en carton entourée d'un papier sur lequel on peut lire le nom d'une française. On a presque envie de leur dire que leur faux colis n'arrivera jamais : la ville, c'est Aubervilliers, pas Aubevilliers.

Après un repas partagé avec trois jeunes français, nous nous couchons. Demain, lever à l'aube pour admirer le Taj Mahal.

 

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Pour New Delhi, l'homosexualité n'est plus un délit (hihi !)  posté le jeudi 02 juillet 2009 19:33

Quelle coincidence ! Deux jours après l'arrivée de Cedric à New Delhi (mon camarade de promotion que je compte charrier régulièrement dans ce blog), l'homosexualité n'est plus un délit !

La Haute cour de Delhi a en effet considéré que l'article 377 du Code pénal indien instauré en 1860 sous l'occupation anglaise était contraire à certains articles de la Constitution. Cet article punit de dix ans de prison les "relations charnelles contre-nature avec des hommes, des enfants ou des animaux".

Bref, quatre jours seulement après la seconde Gay Pride, c'est la fête. Je me suis bien sûr rendu à la conférence de presse, puis à la petite fête improvisée dans la rue.

L'article est en ligne demain sur Aujourd'hui l'Inde.

 

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Du rickshaw dans les rues de New Delhi  posté le mercredi 01 juillet 2009 09:15

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De Pierre Prakash  posté le mardi 30 juin 2009 12:42

Ecoutez un peu ça. Pierre Prakash, qui dirige le site Internet pour lequel je bosse, est sorti du Celsa à 22 ans. Un an plus tard il devenait correpondant pour Libération en Inde. Il a probablement été l'un des plus jeunes correspondant à l'étranger de la presse française.

Il est aujourd'hui correspondant pour Libération, RFI, Radio France et Les Echos. Il pige de temps en temps pour d'autres revues comme L'Express.

Pour le côté people, il vit avec Catherine Barbier, qui travaille dans la mode en Inde. On a pu faire sa connaissance dans le numéro spécial Inde d'un grand hebdomadaire français identifié à gauche. Pierre m'a raconté que l'un des journalistes de cet hebdomadaire n'avait pas quitté la France pour écrire ses articles sur l'Inde...Elle lui réclamait des contacts, voire des idées d'articles.

Elle n'est pas l'unique journaliste à s'en remttre à lui quand il s'agit d'écrire sur l'Inde. Il peut se faire rémunérer pour cela. Ca s'appelle "fixer", c'est à dire transmettre des contacts, mettre les gens en relation, orienter vers des sujets intéressants etc. Certains correspondants se font même payer au numéro de téléphone donné, fatigués de servir de béquille à des journalistes qui pillent leurs articles, souvent faute de temps.

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De la venue de MJ en Inde en 1996  posté le mardi 30 juin 2009 11:52

Je ne résiste pas à la tentation de vous citer un extrait d'une dépêche de l'AFP au sujet du passage de Michael Jackson en Inde en 1996 :

" Le "roi de la pop" s'était produit le 1er novembre 1996 pendant deux heures dans un stade plein à craquer de la capitale économique et du cinéma de l'Inde.A l'époque, il séjournait à l'hôtel de luxe Oberoï et des responsables de l'établissement ont raconté à l'agence Press Trust of India (PTI) que la star avait invité des enfants orphelins pour prendre le thé au bord de la piscine.

Michael Jackson leur avait offert des cadeaux et des confiseries avant de convier une cinquantaine d'enfants dans sa chambre pour déguster des gâteaux et des sandwiches, selon ces sources hôtelières. "

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