J'en reviens à notre visite à
Orchha-Khajuraho.
Des groupes de touristes pour la
première fois donc, qui, quoi qu'en dise, font toujours un peu
troupeaux (je fais mon routard).
Notre groupe de trois loue
finalement une voiture le soir (pas très roots, certes) pour gagner
Khajuraho, réputée pour ses temples aux sculptures fabuleuses. La
voiture étant en retard, nous en profitons pour nous faire inviter
à jouer au billard indien dans la rue voisine de la guesthouse par
des enfants.
Le billard indien (photo), c'est le
billard sans queues et sans boules, en gros. Quatre joueurs
s'installent autour d'une table de jeu. Il faut tout simplement
envoyer des jetons plats dans l'un des quatre petits filets placés
aux coins en les frappant d'une petite pichenette du doigt. C'est
assez amusant. Malheureusement pour moi, Cedric avait à ses côtés
"the best player in Orchha", dixit mon jeune coéquipier.
La voiture arrive finalement.
Trajet en pleine campagne. Nous arrivons à Khajuraho en pleine nuit
et, comme à chaque fois que je dors ailleurs que sur mon matelas
pourri de New Delhi, je m'affale sur le lit de la guesthouse avec
déléctation.
Le lendemain matin, direction le
groupe Ouest, qui est le plus important des regroupement de
temples. On y a passé plus de deux heures sans s'ennuyer. Sur
toutes leurs faces, ces temples construits aux 10-11ème siècles
présentent des dizaines de sculptures très fines représentants des
scènes de guerre, des représentations du panthéon indien trop garni
pour que j'entre dans les détailes, et bien sûr de quelques
représentations de kama-sutra et de zoophilie,très minoritaires.Ca
pourra être un bon argument le jour où des rappeurs indiens seront
accusés de vulgarité ou de pornographie...
J'ai été très impressionné par un
énorme sanglier (photo) qui représente Varaha, l'un des avatars de
Vishnou, et dont le corps est entièrement gravé.
Nous devons reprendre la voiture en
début d'après-midi pour prendre notre train à Jhansi en début de
soirée. Avant cela, petit déjeuner sur terrasse. A la table
voisine, une jeune européenne seule s'est installée. Le jeune
propriétaire du restaurant comment à lui faire la discussion et
s'asseoit même à sa table. La fille sourit poliment mais on sent
vraiment qu'elle n'est pas à l'aise, surtout quand le mec commence
à lui prendre la main.
On lui propose alors de venir
manger avec nous pour la sauver des griffes de ce dragueur du
dimanche. Elle accepte tout de suite. On fait les présentations.
Elle est suédoise, elle habite ici et le mec, c'est son mari.